Lancement des travaux du Conseil Consultatif National

Intervenant, hier, à l’ouverture des travaux de la cinquième session ordinaire du Conseil Consultatif National (Majliss echoura elwatani) du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP) et qui se continuent aujourd’hui, Dr Abderrazak Makri a estimé qu’il n’est pas dans ses principes de marchander pour des intérêts personnels et étroits au détriment de l’intérêt national.

« Celui qui nous a accusé d’avoir entamé des discussions avec des responsables au sein de l’état, dans l’objectif de retourner au sein du gouvernement est un agresseur injuste », a lâché Abderrezak Makri, à l’ouverture de la session ordinaire du conseil consultatif du MSP.

Dans son discours d’ouverture des travaux qui se poursuivent aujourd’hui, le chef du parti, et après avoir rappelé les positions du MSP et ses mises en gardes quant à la crise multidimensionnelle qui menace le pays, sur tous les plans, politique, économique, social et culturel, a défendu le choix du MSP et son initiative portant sur une série de consultations avec les acteurs politiques du pouvoir et de l’opposition.

« Nous sommes beaucoup plus nobles pour marchander sur le dos d’autres. Plus grands pour fouler l’intérêt national pour des intérêts personnels et partisanes étroits et ce n’est pas le président du MSP qui fait ça ! », a ajouté Makri, dans une allusion à ses partenaires au sein de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) dont certains soupçonnent sa nouvelle démarche. Le Front pour la justice et le développement (FJD), notamment.

Dr Makri a confirmé que « l’histoire, le parcours et l’image » du MSP, « ne permettent » pas de penser rejoindre le gouvernement pour des intérêts étroits. Et d’ajouter : « Même si nous aurions voulu dévier vers cet objectif, les militants à travers toutes les wilayas s’y opposeront (…) et même si compromission il y a, au niveau de la direction du parti, nous ne pourrions le faire. Abderrezak Makri ne pourra pas le faire, ni le Bureau exécutif ou encore le Conseil consultatif », a argumenté le président du MSP.

Le chef du parti MSP a rappelé que les statuts du parti adoptés lors de son cinquième congrès interdisent au président, au bureau exécutif et à toutes ses instances de participer au gouvernement avant l’organisation d’élections libres et transparentes. Le président du MSP a également démenti avoir décidé de tenir ces concertations suite à une pression exercée par le conseil consultatif.

« Nous avons annoncé ces concertations devant tout le monde. Nous avons rencontré plusieurs personnalités. Nous allons protéger l’unité de l’opposition et nous resterons jaloux sur l’indépendance de nos institutions partisanes et notre souveraineté », indique-t-il, dans une nouvelle tentative de dissiper les doutes autour du parti et de ses intentions. Abderrazak Makri réitère également l’attachement du parti à la CNLTD et à l’instance de suivi et de coordination de l’opposition.

Il est à noter qu’au début de son discours d’ouverture, le président du mouvement à demandé à l’assistance d’observer une minute de silence, en hommages aux victime des événements de Ghardaïa et de l’attentat terroriste d’Aïn Defla, en renouvelant la condamnation ferme de son parti de actes terroristes odieux devenus un outils utilisés par le néo-colonialisme pour épuiser les pays arabes et musulmans jusqu’à ce qu’ils perdent toute souveraineté sur leur propre destin et leur propre richesse.

Sources : Discours du chef du parti, El Goual et la Nation.

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